Note
de la Marche Mondiale des Femmes
Document
soumis à AlterPresse le 17 juin 2009
La
Marche Mondiale des Femmes, organisation
créée en 1999, basée au Brésil et
comptant plus de 5 000
organisations-membres en provenance de
164 pays à travers le monde, a présentement
les yeux rivés sur Haïti en raison des
actes de répression infligés par les
forces onusiennes de la MINUSTHA [1]
aux étudiants et aux étudiantes qui réclament
en solidarité avec les travailleurs et
travailleuses haïtiennes, la
promulgation par le Président René Préval
de la loi votée par les parlementaires
fixant le salaire minimum à 200 gourdes
par jour (5$ par jour).
La
Marche Mondiale des Femmes est
d’autant plus choquée par les
agissements des forces onusiennes quand
nous savons que la lutte pour
l’autonomie économique des femmes qui
représentent 55% de la main d’œuvre
dans le secteur de la sous-traitance haïtienne,
ne peut être obtenue que par
l’instauration d’un salaire minimum
juste. C’est-à-dire un salaire qui
diminue l’écart entre les salaires
les plus hauts et les plus bas et qui
permet aux travailleurs et travailleuses
de subvenir à leurs besoins et à ceux
de leurs proches. Un salaire minimum
institué par la loi, qui serve de référence
pour tout travail rémunéré (public ou
privé) et pour toutes les prestations
sociales publiques. La Marche Mondiale
des Femmes préconise dans ce sens, la
création et le renforcement d’une
politique de revalorisation continue du
salaire minimum ayant des valeurs
communes dans les sous-régions ou régions.
Fort des
engagements de la Marche Mondiale des
Femmes de construire ou renforcer des
alliances avec d’autres mouvements
sociaux, de mettre en lumière et dénoncer
l’exploitation des droits des
travailleurs et travailleuses, de dénoncer
le rôle des entreprises dans
l’exploitation, nous appuyons la lutte
des étudiants et étudiantes haitiens
qui exigent la promulgation de la loi
fixant le salaire minimum à 200 gourdes
par jour ($US 5/jr). Nous profitons
aussi de l’occasion pour attirer
l’attention sur l’inutilité des armées
militaires étrangères en Haïti. Ainsi,
en solidarité avec les mouvements
sociaux haïtiens, nous exigeons leur
retrait du pays.
Vive le
mouvement social !
Vive le mouvement féministe !
Miriam
NOBRE
Coordonnatrice du Secrétariat
International de la Marche Mondiale des
Femmes